lundi, 05 mai 2008
humeur, mais brève
Sur France Cul, évocation de ce que les journalistes appellent la "droitisation" des électorats européens.
Quand s'interrogeront-ils sur le glissement droitier des partis, naguère dits "de gauche" ?
Ô mânes de Jaurès !
(évoquées de ci, de là...)
Et un certain Moscovici d'un parti, qualifié encore (?) socialiste, professionnel en politique et ancien conseiller de la Cour des Comptes, qui en rajoute sur la nécessité du "CHEF" — il souhaiterait le devenir —.
Ô mânes des vieux Grecs ! (de ceux d'avant Philippe de Macédoine et de son fils Alexandre, bien sûr).
Ô cendres de Louise Michel et de mon bon Fernand Pelloutier !
10:14 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 26 avril 2008
dans les pas de Germaine TILLION, la Grande-Vieille
Tout simplement, pour honorer le courage, la simplicité et la profondeur de l'intelligence.


Je mis mes pas dans les siens, il y a un peu moins de cinquante ans.
La bonté, contrée énorme où tout se tait !
Apollinaire
08:16 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 16 avril 2008
soit... soit !
Quand pas mal de choses politiques vacillent, quand, ce matin, de vieux messieurs proclamés philosophes libéraux déblatèrent assez méchamment de leurs peurs anciennes — le socialisme et mai 68, entre autres —, il importe de faire appel à d'autres voix.
Soit à l'Album de la Comtesse — mais ce n'est point aisé de maintenir une vie quotidienne dans le décalé des sons. Soit à une mince lecture en cours et qui vient à son terme :
La littérature s'offre comme une voie d'approche vers cette part de notre histoire à laquelle s'appliquent mal les explications qui sont livrées avec. Les représentations collectives, les structures mentales qui doublent l'univers matériel et le rendent habitable vacillent, parfois. Il se passe quelque chose, on ne sait quoi, dont la mention ne figure nulle part.
Pierre Bergounioux
La puissance du souvenir dans l'écriture.
Le lecteur est dans un certain bonheur quand s'achève une phrase comme : «……vacillent (virgule) parfois.» Si rare ce parfois qui clôt.
23:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 15 avril 2008
décaler les sons
Jardinage et vieilles fatigues ne disposent point aux lectures longues.
Sur la table, j'en ai une brève et une longue.
La brève : SAPPHÔ, présentée et traduite par Yves Battistini, "poétiquement très belle, mais philologiquement trop relâchée", m'a commenté JP, notre "maître" de Grec ancien.
La longue, c'est le Fernando PESSOA de chez Seghers, mais si complexe dans ses hétéronymies que la publication de ma note dans "Poètes, vos papiers !" va bien attendre le début de mai.
J'en ai une troisième que je feuillette à petites goulées entre deux communication par téléphone illimité, et cet après-midi, je suis gaiement surpris par l'actualité de la chose ; cela donne ceci :
Sarkozy veut voir couler ce Fillon
Le Pen : « Marine est posée ! »
Chirac a rarement rompu avec sa /bière
et plus ardu
Les UMP : sains députés.
C'est dans la Contrepètrie, par Joël Martin, physicien, dans le Que sais-je ? n°3740, 2005 ; il est l'homme qui rédige l'Album de la Comtesse.
En ces temps de flamme olympique agitée, notre président à talonnettes parviendra bien à imiter le Général - le grand deux mètres, disait mon père, mais les temps changent — qui "arrivait à pied par la Chine".
Voilà où portent les saines fatigues du jardinage !
16:51 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 30 mars 2008
le temps rongé
La semaine avec "Lulle" (la note du 25 mars, un peu alambiquée selon certain lecteur très proche) m'a entraîné dans des explorations qui rongent mes temps de lecture et d'écriture.
Je crois bien avoir exploré une quinzaine de "plates-formes" pour blogueurs.
S'inscrire, choisir, modifier, publier au moins une note.
Avec soudain cette difficulté pour supprimer ce blogue nouveau-né... qui est tellement mieux — polices et mise en page surtout — que ce petit maigrichon de quatre ans qu'autorise la gratuité d'Hautetfort.
C'est ainsi que je crains (!) me retrouver avec cinq, six, ou sept hétéronymes — non, hétéroblogues — contaminé par ma lecture conjointe de Pessoa et vaincu par mon impuissance à cliquer sur "supprimer le blogue".
Mais peut-être bien que ce serait le chemin pour éviter les insolubles accès aux squelettes de Spip ?
Et pendant ce temps-là, des échanges si passionnants, suivis à grand'peine, dans les blogues de ma colonne de gauche sur "blogues, tout et n'importe quoi", "blogues littéraires" — cliquer sur Bon, Berlol, Lignes de fuite et autres — et des écoutes qu'il me faut bien podcaster sur la Société numérique ou les rotomontades du directeur d'UGC-Ciné-Citées dans Masse Critique .
J'ai quand même trouvé le temps de relire le Supplément au voyage de Bougainville après avoir visionné les trois épisodes de Capitaine Cook sur Arte ; ce vieux Diderot supplée avantageusement, avec deux cents ans d'avance, à tous les écrits postérieurs qui auront trait aux empires coloniaux, aux sombres avatars des colonisations et autres décolonisations, aux actuelles dérives religeuses et républicaines (si ! si !) dans l'ordre du moral, de l'amoral, de l'immoral.
Une observation assez constante, c'est que les institutions surnaturelles et divines se fortifient et s'éternisent, en se transformant, à la longue, en lois civiles et nationales ; et que les institutions civiles et nationales se consacrent, et dégénèrent en préceptes surnaturels et divins.
Le temps de me retourner vers Ernst Junger pour penser la guerre — il va bien me falloir clôre la réflexion sur mes trente-deux mois de guerre coloniale dont dix de "commando de chasse", avant la fin 2008 — par la vertu d'une citation (!) d'Annah Arendt :
...de l’extrême difficulté que rencontre un individu pour conserver son intégrité et ses critères de vérité et de moralité dans un monde où vérité et moralité n’ont plus aucune expression visible.
Et pour achever, le temps de découvrir, enfin !, un vrai de vrai :
Poisson hameçonné, donc, mais pas encore arraché à la flaque bavarde, je sais combien ma lecture est fragile. Les mots n'ont pas encore trouvé leurs racines, le phrasé demeure branlant comme une dent sous le davier, je dois fermer les yeux que je serais incapable d'écarquiller pour mieux voir les limites de l'écran qu'interpose la lecture.
C'est Clairo, dans Madman Bovary. Rien que le "bruit" que fait le titre, et je suis sur le point d'être conquis !
17:34 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blogues, littérature, guerre
dimanche, 23 mars 2008
joyeuses pâques ! et merdre !
En guise d'œufs de Pâques, nous ramassons, ici, des boulettes de fuel.
C'est un cadeau d'un de nos principaux mécènes d'Estuaire 2007 : quatre cents tonnes dans le fleuve depuis le dimanche des Rameaux.
Total a dû penser qu'une société pouvait avoir aussi autant d'idées intelligentes que beaucoup des "ârtistes" qu'elle avait soutenus avec l'accord de nos édiles. Elle pense seulement avec quelques mois de retard sur les événements subventionnés.
Alors, messieurs les maires, réélus récemment, de Nantes et de Saint-Nazaire, qu'en pensez-vous pour Estuaire 2009 ?
Par exemple, un bon, beau, grand pétrolier échoué sur le plateau de la Lambarde ? Ou mieux entre le Grand Charpentier et la pointe de Chemoulin ? Avec la mise en scène du sieur Courcoult qui sait tout de l'art de mal faire couler de fausses maisons ou de l'autre, plus comique encore, Florentijn Hofman, qui gonfle un canard géant à l'en faire crever et que nous ne verrons donc jamais flotter.
Un beau pétrolier éventré et plein de tuyaux de raffinerie crevés : ça nous ferait de beaux noirs à la Soulages sur les rocs, les sables et les roselières des marais.
17:03 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : pollution, mer
mercredi, 27 février 2008
qui parle de contenu abusif ?
Puisque Hautefort , notre plate-forme préférée (!) nous maltraite avec gentillesse, MAIS sans nous en avertir, je saisis ces légères pertubations pour laisser à demain ou après-demain les voûtes cisterciennes et les instantanés "robbe-grilletiens" et proposer aux lectrices et lecteurs de la petite Toile où s'inscrit "grapheus tis" la visite de quelques sites que Yann vient de me communiquer, visite déconseillée à celles et ceux qui, en mai dernier, ont porté à la présidence de la République l'agité trop connu accompagné de ses potes et autres copines...
Peut-être suis-je en retard d'une alerte, mais trop fort n'a jamais manqué, disent les vieux marins bretons.
Sur le site du parti Pirate (!!!)
sur le site du Monde
ou sur un site de techniciens paraissant plus anodins, à lire en deux épisodes : un et deux,
Merci, Yann !
17:52 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : citoyenneté, libertés
samedi, 19 janvier 2008
pour une libre circulation
... des femmes, des hommes, des enfants, des idées
et contre les centres de rétention d'ici et d'ailleurs.
Qu'ils voyagent comme j'ai pu, moi, cinquante ans durant, voyager !
Etranges étrangers
Kabyles de la Chapelle et des quais de Javel
hommes de pays loin
cobayes des colonies
doux petits musiciens
soleils adolescents de la porte d'Italie
Boumians de la porte de Saint-Ouen
Apatrides d'Aubervilliers
brûleurs des grandes ordures de la ville de Paris
ébouillanteurs des bêtes trouvées mortes sur pied
au beau milieu des rues
Tunisiens de Grenelle
embauchés débauchés
manoeuvres désoeuvrés
Polaks du Marais du Temple des Rosiers
Cordonniers de Cordoue soutiers de Barcelone
pêcheurs des Baléares ou du cap Finistère
rescapés de Franco
et déportés de France et de Navarre
pour avoir défendu en souvenir de la vôtre
la liberté des autres
Esclaves noirs de Fréjus
tiraillés et parqués
au bord d'une petite mer
où peu vous vous baignez
Esclaves noirs de Fréjus
qui évoquez chaque soir
dans les locaux disciplinaires
avec une vieille boite à cigares
et quelques bouts de fil de fer
tous les échos de vos villages
tous les oiseaux de vos forêts
et ne venez dans la capitale
que pour fêter au pas cadencé
la prise de la Bastille le quatorze juillet
Enfants du Sénégal
départriés expatriés et naturalisés
Enfants indochinois
jongleurs aux innocents couteaux
qui vendiez autrefois aux terrasses des cafés
de jolis dragons d'or faits de papier plié
Enfants trop tôt grandis et si vite en allés
qui dormez aujourd'hui de retour au pays
le visage dans la terre
et des bombes incendiaires labourant vos rizières
On vous a renvoyé
la monnaie de vos papiers dorés
on vous a retourné
vos petits couteaux dans le dos
Étranges étrangers
Vous êtes de la ville
vous êtes de sa vie
même si mal en vivez, même si vous en mourez .
Jacques Prévert. 1955
11:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 13 juillet 2007
blogue chaotique...
Dac'hlmat, avec son équipage féminin — petites-filles, mère, grand-mère — et le "vieux marin", largue à nouveau pour quinze jours, soleil ou pas soleil.
Mais sur mer !
Le comique de la Biennale de l'Estuaire s'augmente : le Canard crevé qui n'a jamais pu flotter, la maison gîtée qui ne pouvait que couler... Les commanditaires avaient-ils oublié qu'avec un mécène comme Total c'était le mieux qui pouvait leur arriver.
Seule, la première ÉLUE de ma petite commune, vice-présidente du conseil générale et grand cœur rebelle, a eu le courage de mettre en lumière l'ambiguité de ce partenariat.
«...Je persiste à penser qu'à cause de l'Érika, nous aurions dû refuser cet argent-là pour Estuaire 2007. Par principe. Pour que tout ne soit pas brouillé. parce qu'on a pas besoin des "bonnes œuvres" de TOTAL, mais d'entreprises respectueuses des hommes, de la planète, de leur parole. »
Merci, Françoise !
On aurait souhaité une telle lucidité de la part de monsieur Jean Blaise, patron du Lieu Unique et grand ordonnateur de cette Biennale de mauvais bricolages que d'aucuns — ils y croient dur comme fer — veulent transmuer en ratages qui auraient pu être — paraît-il ? — extraordinaires ! À propos de ce mécénat,sur FR 3, le dit Blaise s'était emberlificoté dans des arguties aussi épaisses et noirâtres que les plaques de fioul qu'il n'alla, en 1999, sans doute jamais ramassées .
Dans le grand "raout" organisé autour de Char à Avignon — vaguement entendu, lundi dernier, chez Lebrun, des bégaiements sur les Feuillets d'Hypnos —, publier la lettre si sobre de Camus ne pouvait susciter de ma part que silence.
Monsieur Terzieff, revenez-nous donc vite avec votre René Char en poche !
16:35 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
mercredi, 30 mai 2007
Salut à la "Grande Vieille"
Centenaire, elle ! Et vivante.
Je parle de Germaine Tillion.
Elle eut plus de "filles et de fils" qu'elle en eût souhaité.
Je fus l'un de ses tout derniers dans l'ordre de l'Éducation de base et de la culture Aurésienne.
Dans les replis encore ignorés de l'Ahmar Khaddou, il est de Grands Vieux, les Imouqqranen, qui doivent, ce soir encore, évoquer la "Roumia" si attentive à les écouter et à "garder secret ce qui devait l'être".
Le site
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