lundi, 04 février 2008

folles journées

...Trois jours durant, la maison, bruissante de Schubert...

vendredi, 06 avril 2007

vendredi-saint : de vieux restes et une émotion certaine

à l'homme du Lycosthène et à sa compagne

Le vendredi-saint, ma grand-mère ne descendait jamais laver le linge des autres à la rivière.
Laver un drap aurait été laver un suaire.

Comme un chœur très très lointain, en hommage aux vieux copains partis avant ce printemps, la musique de Jean Sébastien Bach :
Wir setzen uns mit Tränen nieder

Nous nous asseyons en pleurant
Et sur ton tombeau, nous te disons :
Repose doucement !
Repose doucement !
Reposez, membres épuisés !
Dans la joie suprême, se ferment alors les yeux.

Höchst vergnügt schlummern da die Augen ein.

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Semana santa, Rota - Andalousie, mars 2002, de Nicléane

dimanche, 21 janvier 2007

ensoleillée, la Loire

Balade ensoleillée dans la vallée gorgée d'eau.
Envol d'aigrettes, une puis deux, puis cinq, deux hérons cendrés restent impassibles. J'ai dans les oreilles l'Élégie pour la mort de son père de Dietrich Buxthehude, comme une tendre plainte bien accordée à ce ciel de traîne.

Dommage que les compagnons "vététistes" labourent certains sentiers, le piéton n'en finit plus de patiner. Par pluies abondantes et durables, il faudrait que l'usage des ces chemins leur soit déconseillé.

Avant-hier, je suis allé voir La Flûte Enchantée filmée par Kenneth Brannagh ; contre les critiques acerbes, j'ai beaucoup aimé. De quelle guerre s'agit-il ? Ce n'est pas si sûr que ce soit celle de 14-18, même si les tranchées sinuent dans l'horreur loufoque. Les pantins s'agitent et chantent.
Échapppe à la dérision l'atelier de Sarastro, un monde chaleureux d'ouvriers et d'artisans, très fouriériste. Mozart, chanté en anglais, acquiert une légèreté que mon mauvais goût apprécie. Et après cette ènième écoute de la Flûte, c'est, pour moi, hors de doute, je suis du côté de Papagéno.

J'ai enchaîné ma soirée en allant avec Jac, Se, mes voisins, et Nicléane voir Le grand appartement de Pascal Thomas. Nous y avons souri ert ri.
Mes tendances sensuelles se sont réjouies de l'éloge des aisselles poilues et j'ai admiré fugitivement l'abondante et brune toison "jouvienne" de Lætitia Casta qui, je l'espère, n'était point un pudibond postiche.

samedi, 28 janvier 2006

Quand naît Mozart

À Nantes, ce sont certes les "Folles Journées".
Ce fut d'ailleurs la première "La Folle Journée Mozart" en février 1995. J'y étais ! J'avais débuté l'après-midi par le Concerto pour violon K 218 et achevé la soirée par le Quintette pour clarinette K 581 qui me fait si souvent monter les larmes aux yeux.

Aujourd'hui, il neige sur Nantes et c'est une belle harmonie des Nations. Beaucoup de gens doivent songer à Mozart !

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Sur la longueur de ses deux lèvres, en terre commune, soudain l'allégro, défi de ce rebut sacré, perce et reflue vers les vivants, vers la totalité des hommes et des femmes en deuil de patrie intérieure qui, errant pour n'être pas semblables, vont à travers Mozart s'éprouver en secret.

— Bien-aimée, lorsque tu rêves à haute voix, et d'aventure prononces mon nom, tendre vainqueur de nos frayeurs conjuguées, de mon décri solitaire, la nuit est claire à traverser.

René Char
Débris mortels et Mozart

samedi, 14 janvier 2006

...pour l'amour de Mozart

J'ai décidé d'ouvrir le Mystérieux Mozart de Philippe Sollers ; j'ai toujours entretenu un capricieux rapport avec cet homme.
Entre livres qui me tombèrent des mains et dévoration nocturnes !
Cet après-midi, je ré-entre en Mozart par Sollers - il a du goût ! - me guidera dans mes écoutes.

Déjà, la Sonate n°8 et la cantate Die Maurerfreude - la joie du Maçon.
Je pense à Cœur de Ptah.

Après avoir cité des extraits du texte de la cantate, Sollers commente :

Il s'agit de chanter et de se réjouir, de sorte que la jubilation résonne et "pénètre jusque dans les salles les plus intimes du temple jusqu'aux nuages". La nature est un temple où de vivants piliers prouvent que les couleurs, les métaux, les parfums et les sons se répondent.


Il est dit que Mozart écrivit la sonate n°8 au chevet de sa mère agonisante. Je ne suis qu'un modeste mélomane du ressenti. Je viens d'écouter ; ce sont vingt minutes de vigueur.

Ce sacré Mozart, il m'a toujours "réparé" !

vendredi, 11 novembre 2005

Fin de nuit limpide

Insomnie heureuse.
À quatre heures du matin, dans le cadre de la fenêtre étroite, seule dans le sud et le ciel pur, Sirius, scintillante.

S'élève le chant de Monteverdi "Ogni amante è guerrier", par l'ensemble vocal de Nadia Boulanger (1937 !).


Que la nuit soit de glace ou qu'elle soit sereine
l'amant et le guerrier l'occupent à veiller

mercredi, 14 septembre 2005

Marche, pommes et musique

Deux jours de “reprise”. J’ai beau vouloir échapper aux contraintes sociales, l’amitié me rattrape.
Et c’est avec Br et La, la préparation de “l’heure avec le Sourire qui mord”. Et c’est avec le ”Jumelage”, les rivages sahéliens qui sollicitent notre solidarité. J’avoue que je me détache peu à peu de mes passions africaines, mais j’ai proposé mon expérience d'internaute pour organiser circulation des informations et débats critiques dans un blogue. Les “commentaires” seront-ils enfin utilisés ?
J’ai souvenir des légers découragements de Berlol, en août 2004 sur les silences de la rubrique ; depuis deux jours, il a porté l’estocade à U-blog qui laissait traîner, après lecture de son journal, un méchant placard publicitaire de drague internaute; désormais, il navigue en eaux libres avec “Dotclear”.
Quand vais-je franchir ce gué, à mon tour ? Non que “Hautetfort" soit contraignant - les flammes publicitaires qui étaient réapparues, se sont à nouveau éteintes et l’outillage est certes un des plus performants.
Je montre une certaine ingratitude à l’égard de monsieur Desavoye qui doit me garder quelque rancune de ma critique acerbe de son livre, au fond très sérieux et bien documenté, mais si mal fagoté quant à la langue.

Ce matin, petite randonnée de trois heures. La Couillauderie, les Bauches-du-Désert, La Mouchonnerie, la Roche-Ballue, le chemin de la Mandine, le chemin de la Sangle : les amis se retrouvent et arpentent à nouveau leurs chemins creux.
Cet après-midi, cueillette de pommes aux vergers de Grand’Lieu : les Belles-de- Boskoop ont de ces rondeurs !

Quand je quitte l’écran, je pense à ce que je souhaitais évoquer et que, souventes fois, je perds entre les touches du clavier et mes doigts.
Comment n’ai-je point évoqué la mort de Luc Ferrari ? Il fut mon entrée dans la musique contemporaine, lors d’une tournée qu’il fit dans les Centres culturels français en Algérie, dans le courant de l’année 1965. J’ai découvert le paysage sonore à l’écoute sa “Promenade symphonique à travers un paysage musical” :

« Voici comment se raconte l’histoire, et c’est bien une promenade symphonique qui a été effectuée à travers un paysage.
C’est le matin. Un promeneur vient du désert,. L’air est silencieux, mais l’accoustique est habitée.... »


Il suivait des chemins secrets, de lui seul reconnus. J’ai retrouvé lors de l’hommage que France Cul lui a rendu, il y a une semaine, l’une de ses randonnées musicales : il glissait dans les conches nocturnes du Marais poitevin. Sa voix confidente et sourde se dépliait dans les bruissements de la perche qui propulsait la barque. Il arrachait de la beauté aux silences.

Décidément, nous hantions les mêmes paysages.
Écrivant ceci, j’écoute les sonates du Rosaire de Heinrich Ignatius Biber - il eût aimé, je pense - et j’ai une Belle-de-Boskoop à demi croquée sur la table.

Normal non ! Quand le pupitre est un iBook !

Post-scriptum :

À lire de foutus beaux "tumultes" dans la rubrique "De l'écriture".
« On aimait encore nos vieux livres : mais ils parlaient de temps trop anciens, et nous étions de plus en plus rares à les préserver, à les ouvrir. Bien sûr il y avait ce bavardage, les rencontres, les débats, les journaux, les forums, ce qu’on se disait au téléphone, ce qu’on entendait à la radio : la langue était partout, la langue était interminable... »

Ne pas hésiter à s'égarer dans le tumulte BON !

mercredi, 30 mars 2005

Mahler, puis Jammes

Ce soir, Mahler à nouveau, pour sa première symphonie Titan.
Toujours fasciné par ses emmenées au silence.
À l'écoute du premier et du troisième mouvement, des images agrestes, des rythmes de promenade : ainsi Francis Jammes... de subtiles douceurs et parfois des déchirures.
Un bestiaire se dessine.

Et lointaine, si lointaine une jeune fille : Clara d'Ellébeuse ? Johanna Richter ? Il y a des larmes qui coulent, des pendules qui sonnent. Et s'en va par les champs le musicien ? le poète ?

mercredi, 09 février 2005

Tout à coup, une autre musique

Ce soir, Mahler.
Résurrection, la IIe symphonie : il n' y a que lui pour nous emmener aux bords du silence.
Une fois, deux fois. une fois encore !

Plus loin, fracas en catastrophe.
Et Nathalie Stutzmann, la voix de contralto : un dieu souterrain qui monte à nous.

dimanche, 30 janvier 2005

Durant la Folle Journée

Bien de la tradition dans tout ça !

Un éclair et beaucoup d'émotion : un long jeune homme à la longue chevelure qui joue la (!)Clair de lune et l'Appassionata comme un beau rocker.
Les trente-deux sonates pour une seule vraie folle journée avec ce pianiste-là, je veux bien !

Frank Braley ! Je serai à l'affût dans les bacs des seuls disquaires (?) qui nous restent.

Ah si ! Un violoniste, David Grimal, qui dans le concerto pour le dit instrument parvient à balancer merveilleusement les aigus tout en arrière de l'orchestre, jusque dans les cintres.
Jamais entendu cela avant ! Une joie !

La génération "rock" ravale allègrement le "jeune" Beethoven.

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