lundi, 05 octobre 2009
land art à Passay
Passay de nouveau !
Et Grand'Lieu, le lac au plus bas de son étiage en ce commencement d'automne. Quand les gens viennent au bord du lac, ils y viennent pour les oiseaux, pour les légendes. Mais le lac est aussi autre qu'une immensité d'eau et de végétal.
C'est aussi une communauté humaine, la seule de ces rives incertaines : des hommes et des femmes qui y travaillent depuis des siècles.
Nicléane a choisi de montrer sur des douelles de barrique, récupérées dans un fossé, les engins de travail, ces dessous lacustres qu'on ne voit plus que sécher dans le secret des hangars et jardins des pêcheurs.



samedi, 25 juillet 2009
un "blogue" de silence (...) IV

un "blogue" de silence (...) III

un "blogue" de silence (...) II
un "blogue" de silence (... ou presque) I
lundi, 01 juin 2009
en attendant la décantation




vendredi, 10 avril 2009
à fleur de peau

Depuis plus d'un mois, il y avait à l'Espace Cosmopolis, qui jouxte le Théâtre Graslin, une exposition sur le Rwanda avec des œuvres très fortes de Bruce Clarke ; ce plasticien sud-africain part de fragments déchirés, de papiers divers, de journaux, d’affiches, qu'il travaille, triture, imprègne de couleurs les traces photographiques et les typo. « Mots et couleurs, mots et images s’intègrent alors et se recomposent sur la toile.»

De plus en plus, il m'arrive d'avoir l'émotion à fleur de peau : les insomnies ou l'adolescence du « grand âge » ?
... Par exemple, le moment de l'après-midi d'hier, quand, encerclé(e)s par ces tableaux de Clarke, l'amie que j'accompagne dans la visite de cette exposition, évoque les violeurs comme les tueurs.
Je n'ai pas tué, jamais violé.
Face à la VIOLENCE, le dégoût est incoercible.
Et pourtant je sais parfois ne pas être et tendre et doux !
Mais face à ces images et par les mots de cette amie, renvoyé à ces quelques moments trop réels où il fallut opposer à l'horrible qui pouvait ou allait survenir, la fermeté paisible — je ne suis ni courageux, ni encore moins héroïque; simplement il le fallait ! — l'émotion m'a poigné.
La main de l'amie sur mon bras m'a relié, je n'étais plus seul dans mes larmes !

jeudi, 02 avril 2009
l'otium et les haricots grimpants
à Pierre.
Ce n'est point dans le droit fil de Gilles Clément, ce n'est pas un jardin planétaire, ce n'est pas un haricot d'avril, ce n'est qu'un modeste échange entre deux compagnons de jardin.
Les commentateurs, certains parfois, méritent bien d'être le sujet d'une note et non d'une simple réponse dans la rubrique des commentaires.
Et puis, si cela était utile à d'autres jardini(è)r(e)s.
Remarque :
Les haricots "mangetout" peuvent se récolter jusqu'à un stade de développement avancé car ils ne font ni fil, ni parchemin*.
in Conseils au jardinier, verso de la boite.
* Parchemin :
3. c) Enveloppe extérieure de certaines graines (haricots, lentilles, pois, café, p.ex.); membranes végétales qui se trouvent dans plusieurs parties de plantes. La pellicule qui tapisse la cosse des pois verts se nomme le parchemin, et l'espace dont on peut manger la gousse avec la graine se nomme pois sans parchemin (BRARD 1838); (ds Lar. agric. 1981).
On apprend à tout âge !
dimanche, 02 novembre 2008
le cœur des arbres : dialogue
Dialogue entre Ruth Stégassy et Francis Hallé, botaniste, un samedi passé dans "Terre à terre"* :
— Si on creuse un arbre pour en trouver le cœur, le cœur de l'arbre c'est déjà lui. C'est déjà l'arbre qu'il était quand il était jeune.
— C'est admirable, ça, en effet.
— Un arbre garde en lui toutes le étapes de sa croissance ; donc, le cœur de l'arbre , c'est l'arbre le plus jeune qui est en même temps le plus ancien.
— L'arbre qui est à la fois le plus jeune et le plus vieux. L'artiste italien, Giuseppe Penone **, en retirant le vieil arbre, retrouve le jeune arbre avec ses branches au cœur du vieux tronc.

Je n'envie point l'immortalité des plantes et des arbres, telle qu'elle fut envisagée, précédant et suivant ce dialogue, un vrai dialogue pour un jour des Morts — tous ces cadavres passés et à venir, le vôtre et le mien entre autres, qui nourrissent et nourriront l'immensité végétale.
Cependant, je me satisferais bien de cette étonnante métaphore pour justifier de l'inévitable vieillissement allié à la jeunesse pérenne et du cœur et du mental.
* À propos de la parution de l'ouvrage collectif Aux origines des plantes, sous la direction de Francis Hallé, chez Fayard,
Tome 1 : Des plantes anciennes à la botanique du XXIe siécle
Tome 2 : Des plantes et des hommes.
Dommage que le prix....!
** Sur Penone, visiter le site du Centre Pompidou.
Post-scriptum :
Je m'étais avisé d'aller bidouiller dans ma feuille de style pour rétablir des couleurs qui s'affadissaient et des polices qui s'engraissaient.
Je me suis si bien "paumé" que le dérèglement fut général et que je n'ai pu retrouver le petit équilibre que Ya m'avait aidé à établir trois années durant.
Je souhaitais une meilleure lisibilité ; j'ai opté d'abord pour un fond "noir" estimé trop pompeux, je me retranche dans le gris. Mais ces barres verticales qui soulignent le retrait (ou rentrée ou renfoncement) dit "citation en exergue" mise en œuvre par le "blockquote" m'horripilent, je crains de retomber dans la pétaudière si j'efface des balises qui sont innocentes de ces vilaines barres verticales. Une barre, ça passe, deux, ça casse !
dimanche, 05 octobre 2008
variables humeurs
Hier, réjouissant passage au Musée des Beaux-Arts.
J’avais quelque retard dans mes centres d’intérêt — toujours cette contemplation hébétée de l’océan. Je suis allé voir en plus qu’excellente compagnie — Nicléane, Ja, Da, quelques-unes de leurs compagnes d’atelier et Er, leur animateur, — “Regarde de tous tes yeux, regarde”, exposition qui se veut une lecture de l’art contemporain à travers le filtre perecquien — occasion : l’anniversaire de la publication du roman de Pérec, la Vie mode d’emploi.
Er, entre sarcasme et indulgence, avait prévenu : le vide-grenier du musée. C’était pas mieux, pas pis...
Ça tient du détournement amusant et de la supercherie souriante. Soixante-dix fois, de l’une à l’autre. On ne s’ennuie pas, on passe légèrement.
Post-modernisme !
Quand on sort du musée, on n’est guère dépaysé ; à quelques pas sur les cours voisins, entre la chapelle de l’Oratoire et notre belle cathédrale, “refroidie” par Viollet-Leduc, la Foire d’automne avec ses manèges, ses baraques foraines, ses odeurs de nougat et de barbe-à-papa. Les flonflons, les pétards et les parfums mis à part, j’aurai pu intervertir loterie de foire et vide-grenier muséographique. Dommage que le billet d’entrée du musée ne pouvait être présenté pour un tour de Grande-roue.
Même le Sacré laïcisé du XIXe siècle s’est évaporé.
Post-modernisme !
Je me faisais un plaisir de poursuivre par un passage au Lieu Unique, histoire de prendre date pour les ateliers de littérature. À reculons, certes, le post-modernisme même littéraire m’effarouchant un tantinet — que dire du post-exotisme qui s’annonce ?
Dans une note précédente, j’amorçais le pointillé d’un programme qui de Pynchon, via Claro, m’entraînerait à Sollers, de Volodine via Klapka à Mathias Enard et Claude Simon.
Je laissais tomber dame DetAmbel* et ses vieillardes amours — qui pourraient être les miennes — dame Angot et ses problèmes de fouilles en caisse — ça, c’est la Boite-en-valise de Duchamp, nœud de l’expo précitée, et ses calembours** qui me troublent —
À la billetterie, je n’ai pas pris la fuite. Non, mais une rogne qui ne s’atténue point !
Cet après-midi, avant sieste, je me suis fendu d’un amer courriel à la direction du Lieu Unique:
D’une Carte jaune à une Carte rose
ou comment LU ponctionne l'aisance des retraités !
Je souhaitais m'inscrire à nouveau aux cours de littérature contemporaine de l'Université dite "POP".
Je tiens à remercier la direction du Lieu Unique pour la "fleur" qu'elle fait aux étudiants de plus de trente ans, en leur permettant de prendre la carte rose leur "offrant" le choix de trois spectacles. Le tarif de participation passe de 24 € à 42 €.
Il est évident que les étudiants de plus de trente ans inscrits à l'Université permanente sont une classe d'âge regroupant un nombre important de privilégié(e)s et que, même non intéressé(e)s par les programmations culturelles autres que celles de l'Université dite "Pop", ils doivent participer, sans réduction, aux frais des secteurs du Lieu, sans doute déficitaires — je pense , en autres activités, aux jolis "bides" passés et à venir d'Estuaire 2007 et 2009.
Les "retraités" sont tous aisés !
Non mais !
* Avec un A majuscule pour corriger l’erreur orthographique que me souligna avec gentillesse l’OrnithOrynque.
** Du type : il faut mettre la moelle de l'épée dans le poil de l'aimée.
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