lundi, 09 février 2009

intermède à des avatars

Le matin d'une tempête, il importe d'être éveillé à l'aube.

Quand, il y a quelques jours, j'ai entrepris cette petite odyssée portative, je suis allé un peu vite en besogne en mentionnant brièvement la possible existence d'un quelconque navet hollywodien qui s'avérera être un parfait péplum italien.
J'avais occulté mes propres souvenirs au bénéfice de la donne mal maîtrisée de la Toile qui dans une recherche trop rapide par "moteurs" — google, exalead, clusty ou autre lycos, bref encore des avatars — ne mentionnait ni 2001 : l'Odyssée de l'Espace de Stanley Kubrick, ni l'œuvre cinématographique de Théo Angelopoulos : Le regard d'Ulysse, L'Éternité et un jour et Éléni, La terre qui pleure, premier volet d'une trilogie en cours de création.

La dernière (?) traduction de l'Odyssée serait celle de Frédéric Mugler, publiée par Actes Sud dans sa collection de poche Babel en 1995.

Au prochain avatar !

lundi, 29 septembre 2008

Allons-y donc de notre rentrée littéraire

Il en était question dans Masse critique, hier matin, Frédéric Martel avait invité Olivier Bétourné, directeur littéraire d'Albin Michel. Je n’ai point trop d’estime habituellement pour les grands “managers” de l’édition lettrée. Cette fois, je suis demeuré attentif. Ce n’était point parole de bois.
Il y fut question de la dignité de tous les lecteurs. De best-sellers dont les noms d’auteurs ont été parfois entendus par ci par là, de madame Amélie Nothomb dont je n’ai lu qu’un seul livre qui traînait sur une étagère de libre échange à la capitainerie du port galicien de Sada, Métaphysique des tubes ; c'était en juste adéquation avec le lieu de lecture, la laverie du port ; j’ai lu, le temps d’un plein de machine à laver ; c’est dire l’épaisseur, l’intensité, la profondeur !
Il y fut aussi question de Pierre Michon et de François Bon ; Bétourné en est aussi l’éditeur ; j’ai mieux compris mon attention première.
On s’entretint de la rentrée littéraire romanesque, de l’importance du rite dans les petits cercles lettrés.

L’an dernier, j’avais ressorti de mes étagères Théo Lésoualc'h ; cet an, je demeure chez les Celtes. PLUME, le magazine qui substitue Hélène à Pénélope dans le lit d’Ulysse, a consacré quelques pages à l’exposition des Champs-libres de Rennes consacrée au roi Arthur, une légende en devenir. La rédaction de ladite revue ne met point encore Merlin dans le lit de Guenièvre. Mais sait-on jamais ?
Je ressors donc “ma” matière de Bretagne ; enfin la mince matière que j’ai dans mes rayons.
Qui dit rentrée littéraire dit roman et qui dit matière de Bretagne dit bien naissance du roman occidental. Non ?
Je ne sors pas encore mes Markale et autres Loth... je ressors un roman, écrit qui dans les années 70 continuait à sa manière le devenir de la légende comme le titre si bien l’expo de Rennes.
D’Yves Élléouêt, le Livre des Rois de Bretagne. Il fut peintre, époux de Aube et donc gendre d'André Breton !

À la suite de Masse critique, les incontournables— à contourner parfois — Répliques : une ré-émission sur Joseph Conrad et Au cœur des ténèbres, la colonisation en interrogation.
Chose à lire !
Mais je devrais probablement sous-titrer mon blogue “un auditeur en son jardin”. Avec les iPods et autres, tout est possible.
Ah, si ! en conclusion de Masse Critique, fut évoqué l’arrivée de la nouvelle “liseuse électronique” de Sony. FB, toujours en pointe, l’évoquait déjà en juillet, en élargissant, et ce depuis quelques rubriques, à la situation de cette fameuse lecture numérique.

Post-scriptum :
Jardins* peut se lire comme un entretien dans son jardin, par petites planches. J’en suis au savoureux — il le sont quasi tous — chapitre sur l’histoire du jardin de Boccace, qui me renvoie au Décaméron qui nous renvoie au film de Pasolini, à Masetto, le jardinier faussement benêt du couvent et aux sexes si joliment velus de ses religieuses de tous âges.

(Masetto) est le pendant exact de l'architecte du jardin où est contée l'histoire. Je veux dire qu'il commence par planifier son action avant de l'exécuter en la mettant au service de la nature. Ce faisant, il imite le jardinier qui sème ses graines à l'avance et récolte les fruits de son travail en temps et en heure.
Si la présence de Masetto introduit maintes perturbations dans la vie spirituelle et érotique du couvent, son intrusion ne provoque ni désordre ni anarchie. Au contraire, à la fin de l'histoire, les énergies libidinales du couvent, parfaitement régulées et équitablement réparties, s'épanouissent sans miner les fondations de l'ordre institutionnel. L'histoire exalte finalement l'inventivité des protagonistes pour donner une forme ordonnée au plaisir.


* Ma note du 11 septembre ; on fête les anniversaires des catastrophes comme on peut.



lundi, 28 juillet 2008

demeurent des images qui nous émerveilleront

L'homme qui mesurait ses plans aux battements de son cœur s'en est allé.
Sur un air d'Oum Khalsoum !

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Adieu donc, Youssef Chahine !

mardi, 27 mai 2008

illisible ?

Je n’ai lu que des pans de Tombeau pour cinq cent mille soldats, je viens d’ouvrir seulement ces jours-ci Coma, c’est dire que je ne suis pas un lecteur assidu de Pierre Guyotat.
Ce n’est pas seulement parce que cette année, le Lieu Unique l’a inscrit dans son cours de littérature contemporaine que j’ai repris le Tombeau et acquis Coma: depuis les premières pages ouvertes et lues du Tombeau, alentour de 1967, cette écriture ne m’est pas sortie de la mémoire ; j’y suis revenu souvent par bribes.

Je me demande si mon intérêt pour Pierre Guyotat que j’ai un mal — littéralement — fou à lire, ne vient pas de la même curiosité que celle pour l’œuvre de Picasso dont je n’aime pas non plus les tableaux, qui est ma passion pour les “travaux en cours”, les “works in progress”, et que trop peu d’écrivains livrent au lecteur.
Quand Guyotat parle de son pétrin langagier, de “ses” musiques, de “ses” peintures, il me passionne.
Quand il lit ses textes, je retiens la scansion et la gravité du grain de sa voix. Mais je demeure hors de son sens, de ses sens.

Pour revenir sur cette difficulté à le lire — je n’avance pas, je n’avance plus, la notion d’illisibilité, mais sans doute suis-je un barbare indigne qui "n’ose point penser" — il y a la résistance de mes codes moraux, mais aussi, sincèrement, de ma sensualité : les logiques du maître et de l’esclave, de la prostitution, de la violence du blasphème, de la cruauté liée à la jouissance m’ont toujours questionné, sinon rejeté hors de leur penser même. Du moins m'en suis-je rejeté moi-même !
Je ne suis entré dans Tombeau pour cinq cent mille soldats que parce que et lui et moi avions en partage une sale guerre, que lui et moi, nous nous en sommes sortis par des voies autres, mais loin d’être opposées.

Mais, feuilletant Tombeau j’en pris plein la gueule.
Fin des années Soixante, vraiment non, ce n’était pas facile de tenter de telles lectures. J’en prends d’ailleurs toujours plein la gueule, mais l’âge, et chez l’auteur et chez le lecteur, doit atténuer les échardes mentales, les éraflures langagières. et les coups de cutter sexuels
Et puis, le discours universitaire, Guyotat lui-même, offrent désormais des chemins d’accès pour commenter, expliciter, élucider.
L’illisible de la langue française s’apprivoiserait-il ?

Toute mon empathie pour l’homme Guyotat se rassemble dans sa réponse au journaliste de Libé avec qui il s’entretenait en mai 2005 :
« J’ai fait si peu.»
Guyotat citait l'une des dernières paroles de Vincent-de-Paul interprété par Pierre Fresnay dans le film de Maurice Cloche, Monsieur Vincent.
Pierre Guyotat sera à Nantes demain soir. Oserai-je une adresse ?

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Post-scriptum :
Un bon, très bon dossier sur remue net et une vidéo de Guyotat à Paris VIII

samedi, 24 mai 2008

« Je vais t'apprendre à me lire. »

J'avoue, que dans la minute où, cette nuit, j'ai entendu, lors de l'émission de Veinstein, Du jour au lendemain, cette affirmation de Claro, j'ai failli m'arracher les écouteurs de mon MP3 des oreilles et bondir hors du lit, mon mental de lecteur libertaire profondément choqué par cette objurgation.
Cet homme que j'avais rencontré quinze jours auparavant au Lieu Unique et qui m'avait diablement séduit par sa conception de la traduction, avec qui j'avais échangé chaleureusement trop rapidement après son entretien avec une certaine Isabelle Rabineau aux belles cuisses d'albâtre — je partais en mer, le soir même, et "la marée n'attend pas le Roi "— cet Claro, donc, osait donc prétendre à la suprématie de l'Auteur sur l'absolue liberté du Lecteur.
C'était trop vite oublier que cet homme aux œuvres étranges est aussi sur son établi de traducteur un lecteur et la sentence — ce que j'avais entendu comme sentence — était précédée et... suivie de nuances qui rétablissaient le dialogue.
C'était à propos de Madman Bovary, objet de l'émission :


« Madman Bovary, c'est un livre sur l'expérience de la lecture... c'est un jeu perpétuel avec le lecteur,...un pacte...qui dit "Là, n'oublie jamais ; tu es en train de faire une lecture et je te le rappelerai en tant qu'auteur" parce que, à ce moment-là, mon écriture agit comme une lecture. Ce que je demande à un lecteur, c'est ce que j'aime bien qu'un auteur ME demande : "Si tu lis mon livre, je voudrais que tu apprennes à lire ma langue Claro, comme tu as aimé apprendre d'autres langues, parce que c'est moi qui vais te donner mes règles syntaxiques, mes règles grammaticales, mon rythme, mes sonorités."
C'est une forme d'apprentissage, une forme de confiance, une forme aussi de cécité, d'abandon...
J'ai une écriture qui essaie de cogner comme une porte contre le lecteur.
»


Ayant entendu cela et l'ayant, je crois, ressenti compris, j'ai pensé à Jean-Louis Godard, à cette séquence d'À bout de souffle, Belmondo au volant de sa voiture, détourne son regard de la route et nous regarde, nous, spectateurs interpellés, Godard, à l'instar de Claro, nous disant : « Je fais du cinéma, vous êtes au cinéma ! ».*

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Ce que Claro auteur, traducteur, dit et écrit de notre rapport à la Langue, à nos "langues" m'a préparé à la confrontation prochaine avec l'homme du Tombeau pour cinq cent mille soldats, cette épopée infernale que j'ai vécue, en ses fins sans doute de manière autre que celle de Pierre Guyotat, que d'aucuns disent homme d'une impensable douceur.
Comme Claro d'ailleurs et sa si jolie compagne, la cinéaste Marion Laine dont le film "Un cœur simple" aurait mérité de demeurer quelques semaines de plus sur les écrans nantais.
Un Flaubert filmé aux antipodes de son "voyou langagier" de compagnon ! Mais l'harmonie des contraires, c'est aussi ce qui fait le bonheur de rencontrer certains couples et leurs œuvres.


• Aller lire le Clavier cannibale. Dommage la "Femme au perroquet" de Gustave Courbet n'y est plus !

*Plus trivialement, Godard fait dire à son héros : « Si vous n'aimez pas la mer, si vous n'aimez pas la campagne, allez vous faire foutre ! »

mardi, 26 février 2008

mannequin ou cafetière ? que vois-je ?

Retour de Gascogne avec Noémie et Célia pour des vacances nantaises et pluvieuses ; ce fut une virée de voûtes romanes et cisterciennes : Uzeste, Bazas, La Romieux, Moirax (ci-dessous) !

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Mais je tiens à revenir à Robbe-Grillet. Il ne fut pas dans mes livres de chevet. De ce qu'on appela — à tort ? à raison — le Nouveau Roman, je ne retiens guère que le bonheur de lecture de La route de Flandres de Claude Simon et de La Jalousie de Robbe-Grillet. Vives furent les polémiques entre littérateurs, critiques et romanciers eux-mêmes ! Robbe-Grillet, le plus théoricien de tous les tenants de ce nouveau roman, en rajouta des tonnes. Ce furent des lectures austères, "obligées", laborieuses. J'avoue que les bouquins s'empoussièrent sur les hauts des étagères. Je ne puis cependant échapper à l'écriture quasi hypnotique du "Mannequin" — que j'ai toujours nommé "la Cafetière".
Le regard ne s'ébrouera que dans les dernières lignes sur le parfum du café chaud.

La cafetière est sur la table.
C'est une table ronde à quatre pieds,recouverte d'une toile cirée à quadrillage rouge et gris sur un fond de teinte neutre, .un blanc jaunâtre qui peut-être était autrefois de l'ivoire — ou du blanc. Au centre, un carreau de céramique tient lieu de dessous de plat ; le dessin en est entièrement masqué, du moins rendu méconnaissable, par la cafetière qui est posée dessus.
La cafetière est en faïence brune.

Elle est formée d'une boule, que surmonte un filtre cylindrique muni d'un couvercle à champignon. Le bec est un S aux courbes atténuées, légèrement ventru à la base. L'anse a, si l'on veut, la forme d'une, oreille, ou plutôt de l'ourlet extérieur d'une oreille ; mais ce serait une oreille mal faite, trop arrondie et sans lobe, qui aurait ainsi la forme d'une « anse de pot ». Le bec, l'anse et le champignon du couvercle sont de couleur crème. Tout le reste est d'un brun clair très uni, et brillant.

Il n'y, a rien d'autre, sur la table, que la toile cirée, le dessous de plat et la cafetière.
A droite, devant la fenêtre, se dresse le mannequin.

Derrière la table, le trumeau de cheminée porte un grand miroir rectangulaire dans lequel on aperçoit la moitié de la fenêtre (la moitié droite) et, sur la gauche (c'est-à-dire du côté droit de la fenêtre), l'image de l'armoire à glace. Dans la glace de l'armoire on voit à nouveau la fenêtre,tout entière cette fois-ci, et à l'endroit (c'est-à-dire le battant droit à droite et le gauche du côté gauche).

Il y a ainsi au-dessus de la cheminée trois moitiés de fenêtre qui se succèdent, presque sans solution de continuité, et qui sont respectivement (de gauche à droite) : une moitié gauche à l'endroit, une moitié droite à l'endroit et une moitié droite à l'envers. Comme l'armoire est juste dans l'angle de la pièce et s'avance jusqu'à l'extrême bord de la fenêtre, les deux moitiés droites de celle-ci se trouvent
seulement séparées par un étroit montant d'armoire, qui pourrait être le bois de milieu de la fenêtre (le montant droit du battant gauche joint au montant gauche du battant droit). Les trois vantaux laissent apercevoir, pardessus le brise-bise, les arbres sans feuilles du jardin.

La fenêtre occupe, de cette façon, toute la surface du miroir, sauf la partie supérieure où se voient une bande de plafond et le haut de l’armoire à glace.

....Une bonne odeur de café chaud vient de la cafetière qui est sur la table...

Le mannequin
Instantanés


Dans la note du 19 février, j'évoquais "L'Éden et après"...
Voici, retrouvée dans mes classeurs, une image, tout aussi fascinante que la... "cafetière !

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mardi, 19 février 2008

moins de problèmes pour l'Académie française *

depuis hier en Aquitaine, dans l'antre de mon fouineur de Livres Saints !

Elle se faisait quelques soucis , la « vieille » Dame avec cet élu qui ne voulait ni épée, ni habit vert et qui l'an dernier encore écrivait de salaces histoires — quelques-unes de trop, sans doute — pour vieillards guettés — ou atteints — par l'impuissance !
Bonne immortalité, monsieur Robbe-Grillet !
Je garde précieusement deux textes qui ouvrirent, à l'époque de leur parution, mon regard sur les mots, les objets, les paysages et les absences d'histoire : La Jalousie que je dus lire en plusieurs livraisons dans la revue de la NRF entre 1956 et 1957, dans le contexte géographie même de l'intrigue (?), au fond de la forêt éburnéenne et La plage dans Instantanés que j'ai souvent lu dans mes stages de formation pour introduire au Nouveau Roman. Deux films aussi, hors sa participation de scénariste à L'année dernière à Marienbad : L'immortelle, digne d'un Loti cinéaste et L'Eden et après, pour une scène où Pierre Zimmer "sculpte" littéralement la beauté nue de Catherine Jourdan. J'en ai conservé précieusement une image, mais elle est dans mon "antre" breton et la Toile me paraît bien vide**.

* Encore lui faudra-t-il trouver un occupant au fauteuil déserté, quoique jamais occupé ?
** A quand des Robbe-Grillet en dvd ?

jeudi, 02 août 2007

continuons de célébrer la vie

en hommage à Monica VITTI
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Les yeux. C'est ce qu'il y a en elle de plus bizarre. Ils ne s'arrêtent sur aucun objet, mais fixent, absorbés, de lointains secrets. C'est le regard d'une personne qui cherche un point, un petit point mais solide, sûr, où finir son vol, et ne le trouve pas ; car elle ignore en quel endroit, terre, océan, ce point se dresse, et même s'il existe, et comment il se présente.

Michelangelo Antonioni
cité dans Le Monde du 2 août


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Une femme suit des yeux l'homme vivant qu'elle aime.
René CHAR
in En trente-trois morceaux.


Et l'aphorisme suivant pourrait être une épitaphe pour Antonioni et Bergman.

Nous n'avons qu'une ressource avec la mort : faire de l'art avant elle.
du même CHAR
in Les dentelles de Montmirail.


Post-scriptum :
Isidore Isou est, lui déjà, en état de décomposition avancée. C'est bien ce qu'il voulait, non ?

mercredi, 01 août 2007

industrieuse !

je n'oublie point Michel Serrault.
Mais Ingmar Bergman, puis Michelangelo Antonioni...

Le cri, l'aventure, la source, la nuit, le silence, l'éclipse, désert rouge et sarabande

La mort ne se trouve ni en deçà, ni au delà. Elle est à côté, industrieuse, infime.

René Char
Contre une maison sèche

mardi, 31 juillet 2007

mat ! le grand Bergman !

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Tous les écrans du monde devraient s'en obscurcir.

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