Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 30 juillet 2016

poursuivre l'aventure

Si difficile d'échapper à Rimbaud.
Alors voilà ce que, dans ma gribouille, devient Enfance :

 

L'Aïeule franchit le seuil de sa vie dans les odeurs sucrées des vendanges à la fin d'un été exsangue. —Les ancêtres qui l'avaient précédée ébranlèrent le parvis des églises de leurs sabots ferrés. —Sa fille avait fui dans les lointains orientaux  — et pleuraient les enfants dans l'incertain désespéré de son retour.

Dans le désert des ruelles s'insinuait un air aigre de gavotte — les linges immaculés battaient dans les rafales de suroît. Les desservants du temple avaient, sur les pantoires du lin sacré, frappé les cordes de chanvre de la cloche , — et la virginale angélus, d'un crépuscule à l'autre, était muette. — Le Maître, sur le registre des ports, consignait l'errance obscure des migrants. — Vides, les couches  aux abris des pêcheurs.

Les anses révèlent la rouille des socs, les carcasses des chars-à-bancs endimanchés et les ancres. — Ô les phares et les dentelles de rocs, les hauts-fonds du tumulte et l'apaisé des moissons !

Oiseaux crieurs et luisants cétacés qui peuplent les marées. Odeurs puissantes des grandes laminaires échouées. Pourpre pourrissement des sables .— Largueront-ils une fois encore pour l'au-delà des Îles ?

 

Poursuivre donc l'aventure
Le tiers livre de François Bon
back to basics, 5 La route rouge de Rimbaud

 

Naguère dans mes pages,
un salut sur une peinture de Ernest Pignon-Ernest.

 

Écrire un commentaire