lundi, 17 décembre 2012
l'écrire et le coude
Au mitan de la nuit quand dans l'attente de l'aube la pluie cesse de fouetter la vitre.
L'acte poignant et si grave d'écrire quand l'angoisse se soulève sur un coude pour observer et que notre bonheur s'engage nu dans le vent du chemin.
À une sérénité crispée
Sans doute plus que le geste d'écrire, le geste qui « précède » l'écriture !
Un mince créneau de calme météo : je largue ce soir les amarres de Dac'hlmat pour l'entrée du golfe.
11:33 Publié dans Char à nos côtés | Lien permanent | Commentaires (1)
Commentaires
N'importe : cela m'aura permis de retrouver avec bonheur cette écriture magnifique, ces formulations aphoristiques, refermées comme un poing sur leur éblouissante obscurité. Superbe poésie, qui est à elle-même sa propre glose. "Alchimie du verbe" touchant à l'obscur (à l'essentiel et à l'indicible) par le plus obscur encore, selon la formule classique...
"Ceux-là retiendront la fumée qui auront oublié le nuage de la brûlure." (Moulin premier, XVI)
Écrit par : C.C. | lundi, 17 décembre 2012
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