mardi, 09 octobre 2007
qu'est-ce qu'un blogueur de trois ans ?
Trois ans de blogue !
Je suis un lecteur, écrivant, écrivassier, écrivailleur, qui vais en mer, j’ai trop de livres sur ma table pour être un écrivain, pour être un marin, je ne suis pas un professionnel, je redoute, sinon honnis ce terme, naguère, j’ai pratiqué un métier, je ne suis pas certain que c’était une profession.
Je suis un amateur.
J’ai griffonné dans des carnets, sur des feuillets, dans des cahiers, j’ai lu sur les écrans, puis j’ai écrit sur ces mêmes écrans avec mes savoir-faire de lecteur et d’écrivailleur, écrivassier, écrivant.
Je suis passé du papier à l’écran. Mais il n’est pas sûr que ce glissement ait changé mes us, je ne fais que maigre utilisation des possibles de l’informatique et/ou du multimédia, je suis encore mentalement dans l’A-quatre et le codex.
Depuis 1991 et mon premier Mac : petites brochures d'ateliers d'écriture, un ou deux bouquins, deux gazettes.
La Toile en 1996, des courriels, un site en 2000, un blogue en 2004.
Des lectrices et lecteurs chaque jour, dont le nombre me satisfait fort ; encore me faudrait-il savoir combien de moteurs s'ajoutent pour une pleine satisfaction. Commentaires rares, mais aussi des relations non "virtuelles" !
Créer un site d'écritures, Une écritoire du gué ?
Tant de livres à lire.
Et sur cette table, à l’opposé du Mac, Char, sa Lettera amorosa et trois catalogues sur les expos le concernant, Jouve, celui de Micha qu’il va bien me falloir présenter dans Poètes, vos papiers ! et celui de Frank Venaille, Annie Ernaux et son Écriture comme un couteau, Kenneth White, Le visage du vent d’est, errances asiatiques et ses Finisterres de l’esprit qui cachent sous de minces pages l’immensité du monde de Segalen, du cinéma, avec les Années Karina de Godard, Orson Welles dans les Cahiers du cinéma/Le Monde, le dvd de Citizen Kane, et même L’aigle des mers avec Errol Flynn, Monsieur Vincent avec Pierre Fresnay, pour donc ne pas citer Michael Curtiz et Maurice Cloche, ces films de mon enfance.
Il y a pour demain soir, au Lieu Unique, Daeninck et Meurtres pour mémoire, formidable polard noir — le 17 octobre 1961 est proche.
Et puis nous sommes sur la Toile, n’est-ce pas, François Bon conseillait L’écrit Web de Joël Ronez, j’y ajoute ce qui me paraît être le prolongement des Salons littéraires sont dans l'Internet de Patrick Rebollar, Un laboratoire de littératures, ouvrage collectif édité par la BPI du Centre Pompidou.
J’ai beau ne plus exercer le métier, je croule sous l’intérêt.
Et jeudi, je m’en vais sur l'océan— encore —ne fut-ce que pour vérifier l’indistinct entre mer et ciel en cette douceur automnale.

21:25 Publié dans Les blogues | Lien permanent | Commentaires (6)
Commentaires
Écrit par : jcb | mardi, 09 octobre 2007
bref, au diable les fautes d'orthographe.
J'ai du mal visiblement à être clair avec le brouillard...
Écrit par : jcb | mardi, 09 octobre 2007
Bon vent !
Écrit par : Caroline | mercredi, 10 octobre 2007
3 ans ! autant dire une éternité en Internet.
Il y a tant de site qui apparaissent et disparaissent aussi vite qu'il en devient difficile de rester fidèle.
Je découvre ce blog, j'apprends et je reste.
Continue cette traversée, nous ne serons pas très loin ...
Écrit par : Marco44 | jeudi, 11 octobre 2007
je te souhaite une longue et belle traversée sur le blog.
Écrit par : jac | samedi, 13 octobre 2007
Écrit par : Berlol | dimanche, 14 octobre 2007
Les commentaires sont fermés.