jeudi, 14 avril 2005
Sans
Le commentaire de Kate, émue par la Prière de Jammes, une écoute trop sélective de Répliques, samedi dernier, sur une écologie chrétienne me donnent envie d'aller relire les écrits animaliers du cher Béarnais barbu.
À la lumière de cette thèse, il me faudrait aussi relire l'activité dérisoire - les sessions de Lösung - que Coetzee fait, dans Disgrâce, accomplir à Lurie au service d'une société sud-africaine de protection des animaux.
Sans doute, mais à mille lieues des relations cruelles que nous entretenons avec nos amis les animaux et végétaux, l'abandon et la condamnation des non moins atroces rites - excision et circoncision - offrandes du sang humain au mythe de Gaïa, la terre-mère, me font reconsidérer la religion de mon enfance avec une certaine indulgence !
Des dieux au dieu... chrétien, y aurait-il eu quelque humaine avancée ?
Qu'en pensait Démocrite ? Épicure ? Spinoza ?
Plane l'ombre bienveillante de François d'Assise.
Et se fait entendre l'amical haïku de Bourdailly !
05:05 Publié dans Les blogues | Lien permanent | Commentaires (2)
Commentaires
Le chrétien est-il plus indulgent, respectueux ou altruiste? Je ne le crois pas. Mais chacun puise ses croyances ou sa foi dans ce qui "parle à son âme".
Et entre l'Homme et la Bête, je sais lequel est plus bestial.
Écrit par : Kate | vendredi, 15 avril 2005
À votre question "pour ceux dont ce sont les coutumes ?", voir donc "Moolaadé" !
La concision de ma note fausse sans doute l'ambivalence de mon interrogation sur l'imposition sociale et/ou religieuse du corps marqué.
Écrit par : grapheus tis | samedi, 16 avril 2005
Les commentaires sont fermés.