mercredi, 31 mars 2010
tiens ! à ajouter aux listes
J'emprunte au Poézibao de ce jour.
J'ai ouvert une nouvelle catégories : "Les listes". Ce sacré Éco m'a vraiment "flanqué le tournis". Je m'enivre de listes.
Et le décalé des listes borgésiennes, fait d'oppositions, de ruptures, d'accolements est d'un parfum inouï.
Tu dormais. Je te réveille.
Le grand matin nous offre l’illusion d’un commencement.
Tu avais oublié Virgile. Voici les hexamètres.
Je t’apporte beaucoup de choses.
Les quatre racines du grec : la terre, l’eau, l’air et le feu.
Un seul nom de femme.
L’amitié de la lune.
Les couleurs claires de l’atlas.
L’oubli, qui purifie.
La mémoire, qui distingue et qui redécouvre.
L’habitude, qui nous aider à sentir que nous sommes immortels.
La sphère et les aiguilles qui morcellent le temps insaisissable.
Le parfum du santal.
Les doutes, que, non sans vanité, nous appelons métaphysique.
La courbe de ce bâton que ta main attend.
Le goût des raisins et du miel
Jorge Luis Borges,
Envers
Les Conjurés, précédé de Le Chiffre,
traduit de l’espagnol par Claude Esteban,
Gallimard, 1988, p. 51 et 52.
18:29 Publié dans Borgès alors ?, Les listes, "Poètes, vos papiers !" | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 30 mars 2010
à "l'écoute intérieure" de Michel Chaillou
Dans un amphi du CHU de Nantes, j'entends Michel Chaillou parler de son écoute intérieure.
Je suis dans une attention sommeillante aux bords de la rêvasserie.
Glane de mots en pépites.
Est-ce que je fais mon choix pour tenter de définir ce qu'est pour moi la littérature.
L'essentiel est toujours hors sujet — l'or du sujet. La phrase évasive !...On est toujours fort de ses incertitudes...
...L'érotisme ou la pornographie polie...
...L'environnement des mots, voilà qui dit : l'entre'mots devient lisible...la phrase évasive... J'entends parler au loin... la littérature ? là où la nuit est plus forte que le jour...
...Attentif aux points fervents de la réalité. Perdre le sens pour entendre la rumeur...Le style, c'est le dépôt du temps dans ma langue...
Écrire à rebours.
Me serais-je endormi ?
17:58 Publié dans les lectures, "Poètes, vos papiers !" | Lien permanent | Commentaires (0)


