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mercredi, 28 novembre 2007

mais comment le scribe est-il passé de la bille à la tablette ?

Hier après-midi, à l'Université Permanente*, dans un parcours qui nous mena de "l'hominidé" se dressant debout jusqu'à l'établissement de l'alpabet grec, Bergougnoux fut brillant, disert avec des incises longues, érudites, — célébrant "ces jeunes gens" du début du XXe siècle, qui ébranlèrent nos schémes de pensée : Einstein" l'éberlué", Saussure, "l'ivrogne", Lévy-Strauss "le professeur de philosophie provincial", aujourd'hui dans la maturité du grand âge !
Il agence fort bien des données biologiques, paléontologiques, physiques, climatiques ; il s'écoute sans doute toujours autant discourir, il oublie de gérer son intervention, lancé dans ses brillances. Je le retrouve, comme naguère à la radio, causant aussi bien qu'il écrit. Mieux peut-être.
Mais l'ajustage de ses savoirs est intéressant. Je ne me suis point ennnuyé, n'ayant rien appris. Il a des belles formulations : "la stupeur bienheureuse des bêtes... les empires hydrauliques..."
Il n'a pas eu le temps d'aborder les Grecs, je pense qu'en décembre, il les approchera avec autant de passion qu'il mit à nous promener des piémonts himalayens aux finisterres celtes, des jardins babyloniens aux ports phéniciens .
Je reviendrai donc l'écouter le 18 décembre.

Demeure pour moi une question : comment "l'écriveur subalterne" qu'était le scribe est-il passé, au seuil des greniers, des billes d'argile dénombrant les céréales, le bétail et autres denrées que les paysans serfs de Mésopotamie étaient dans l'obligation de déposer dans les réserves du Prince, à la tablette de même argile ?
Dans mon insomnie habituelle, je me suis façonné une réponse possible.

* Les six interventions de Pierre Bergougnoux porteront sur "la grande prose européenne".

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