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jeudi, 22 février 2007

Chronique portuaire de Nantes XLII


Du commencement du XVIIIe Siècle à la Révolution


1711. — CAMPAGNE DE JACQUES CASSARD EN 1711.

Appelé par le Duc de Vendôme, Jacques Cassard, escorta enjavascript:;core en 1711, un convoi de quarante-trois voiles, chargé de munitions de toutes sortes, et bloqué par six navires anglais. Sa division se composait des vaisseaux : le Parfait, le Neptune, le Téméraire, le Sérieux, le Fendant et le Mercure-Volant.

Chaque fois, en effet, que l'on avait besoin d'un hardi capitaine pour mener à bien une entreprise aussi difficile que celle de l'escorte d'un nombreux convoi de navires marchands, guetté par des forces ennemies, on s'adressait au marin nantais ; parce que l'on savait, ainsi que l'avaient déclaré les Marseillais, que les navires escortés par Cassard étaient toujours « des navires en sûreté » (1).


CAMPAGNE DE JEAN VIE EN 1711.

Le 15 juillet 1711, Jean Vie, commandant la frégate de Nantes l'Illustre, avec une Commission Royale lui donnant pour mission de purger les côtes bretonnes des corsaires anglais, s'emparait du JEAN-GALEY, de 40 tx., 4 can. et 53 h., qui, attaché au port de Nantes sous le nom de l'Hermine, suivit ensuite l'Illustre dans ses croisières (2).


CORSAIRES NANTAIS EN 1711
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Trois navires appartenant à des armateurs nantais ; la frégate la Mutine, de 28 can. ; la Fidèle, de 26 can, ; et le Jupiter, de 36 can., amarinaient en 1711 six Hollandais d'une valeur totale de 1.298.007 livres 18 s. 6 d. ; c'étaient; la PAIX ; le GRAND-SAIMT-ANDRÉ, de 4 can. et 6 pier. ; le PRINCE-DUC-DE-MALBOROUGH, de 18 can. ; le ROY-DE-PORTUGAL ; le ROY-DAVID et le JEUNE-ÏSAAC.

La Mutine prit la même année le KOUHER, de Londres.
Le Lusançay enleva le CHARLES-ÉLISABETH et le JEAN-JACQUES.
Le Saint-Pierre amarina le JEUNE-JEAN, corsaire de Flessingue (3).
Enfin, l'Achille fit une prise magnifique en enlevant un navire chargé de « sequins d'or ou bageoires ». Mais les marins du corsaire, exaspérés par la lutte et grisés par la vue des richesses de leur prise se révoltèrent et s'en emparèrent ; les armateurs plongés « dans un grand chagrin », accusèrent les officiers d'avoir trempé dans ce pillage qui montait à près de 50.000 écus (4).

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(1) S. DE LA NICOLLIÉRE-TEIJEIRO, Jacques Cassard, pp. 56 et suiv.
(2) S. DE LA NICOLLIÉRE-TEIJEIRO, La Course et les Corsaires de Nantes, pp. 96 et suiv.
(3) S. DE LA NICOLLIÉRE-TEIJEIRO, La Course et les Corsaires de Nantes, p. 71.
(4) GABORY, La Marine ef le Commerce de Nantes au XVIIe s. et au commencement du XVIIIe s., p. 128.



RAPPEL
Ces chroniques sont tirées de
Marins et Corsaires Nantais
par Paul Legrand
Héron - J. Mesnier & C° - Éditeurs
7, Rue de Strasbourg - Nantes - 1908

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