samedi, 03 février 2007
note hebdomadaire et... pluviale pour le centenaire
Char centenaire
Au bord d'un texte obscur certes, mais dont la contemplation lente et répétée finira bien par me livrer des amorces de sens. Les pluies, souvent fines chez Char, apportent fécondité, parfum d'aromates, chairs savoureuses du gibier.
Demeurons dans la pluie giboyeuse et nouons notre souffle à elle. Là, nous ne souffrirons plus rupture, dessèchement ni agonie ; nous ne sèmerons plus devant nous notre contradiction renouvelée, nous ne sécréterons plus la vacance où s'engouffrait la pensée, mais nous maintiendrons ensemble sous l'orage à jamais habitué, nous offrirons à sa brouillonne fertilité, les puissants termes ennemis, afin que buvant à des sources grossies ils se fondent en un inexplicable limon.
Dans la pluie giboyeuse
Homme de la pluie et enfant du beau temps, vos mains de défaite et de progrès me sont également nécessaires.
Partage formel, XIX
Que les gouttes de pluie soient en toute saison
Les beaux éclairs de l'horizon...
Odin Le Roc
Les Transparents, in La sieste blanche
Chez Char, avec la pluie, la venue de la femme est proche.
16:55 Publié dans Char à nos côtés | Lien permanent | Commentaires (3)
Commentaires
Écrit par : C.C. | dimanche, 04 février 2007
Écrit par : grapheus tis | dimanche, 04 février 2007
Ce n'était pas sur Ponge pour qui j'ai une sympathie, moins chaleureuse certes, mais qui m'entraîne, si je poursuis le filage de la métaphore de la table partagée, vers d'autres tables
Écrit par : grapheus tis | mercredi, 07 février 2007
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