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lundi, 19 mars 2018

à côté de Maïakovski et de Serge Éssénine

... mais un peu plus loin, un de ces rares hommes des confins européens qui se levèrent pour opposer leurs mots aux terreurs successives de leur pays,
Ossip Mandelstam*.

La Russie est au Salon du Livre de Paris, Télérama lui consacre deux pages dans sa rubrique littéraire et le Monde des Livres, sa "une" pour annoncer la parution de ses œuvres complètes** et rappeler qu'il mourut  quasi fou et d'épuisement dans un camp de travail près de Vladisvostok, son cadavre jeté dans une fosse commune.

La vague sourde avait grondé tout au long du voyage
Et, laissant son vaisseau, les gréements rompus sur les mers
Empli d'étendue et de temps Ulysse s'en revint

Tristia, 1917

 Lire et relire l'extraordinaire et belle acuité qualifiant ce retour de l'Errant : ...empli d'étendue et de temps...

 

*Ossip Mandelstam, Tristia et autres poèmes, Poésie/Gallimard, février 1982.
** Œuvres complètes, deux tomes, Le Bruit du Temps/La Dogana.

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