jeudi, 07 janvier 2010
"camusien", eh, oui !
Sans doute, est-il plus facile d'être "camusien" dans les brumes actuelles. Quoique tout ce tintamare peut conduire à la saturation !
Camus moraliste, Camus philosophe, Camus journaliste, Camus théâtreux, Camus romancier, Camus amant et cœtera.
Me souviens des ricanements, sourires en coin quand en 1970, nous avions, avec quelques-uns de mes bibliothécaires animateurs en formation, organisé des coins de lecture, aux quatre... coins d'une... caserne charentaise.
Me souviens de la voix de Taos Amrouche qui soutenait les lectures et éclairait des panneaux architecturés en masses blanches et noires, une espèce de plasticité austère que nous avions tirée de notre lecture de L'Étranger que nous avions aussi "mis en procès".
J'ai au moins en commun avec cet homme qui me fut une lanterne loin devant dans la fin des années cinquante, d'avoir été dans l'adolescence footballeur et gardien de but.
« Nous sommes quelques-uns qui ne voulons faire silence sur rien.»
réponse de Camus à Gabriel Marcel, à propos de l'État de siège.
Char est si proche !
18:18 Publié dans les civiques, les lectures, "Poètes, vos papiers !" | Lien permanent | Commentaires (2)


