samedi, 28 novembre 2009
rien n'est clos
ce 28 novembre 1964
cet absurde qui se clôt en une seule ligne, froide, glacée sur le carton marron passé d'une entreprise funéraire.
cimetière de Pantin, 74e division, 4e ligne, n°4.
Là où je ne suis plus jamais allé après avoir recouvert la terre de brassées de glaïeuls rouges sang.
Et sans doute aujourd'hui dans l'ossuaire, rejoignant — par un burlesque tragique, la littérature me rattrapant — dans le même amas de poussière qui s'y accumule depuis plus de deux siècles, un certain Isidore Ducasse, comte de Lautréamont.
Ce matin, j'ai cueilli dans l'olivier que m'ont offert pour mon entrée dans l'adolescence du grand âge mes cousin vignerons, la centaine d'olives noires et charnues que nous accorde, cette année, l'indulgence de nos brumes d'ouest.
ELLE, je L'ai imaginée enfant dans l'oliveraie de son grand-père sur les flancs du Zaccar.
11:35 Publié dans Les nocturnes | Lien permanent | Commentaires (2)


