dimanche, 23 mars 2008
joyeuses pâques ! et merdre !
En guise d'œufs de Pâques, nous ramassons, ici, des boulettes de fuel.
C'est un cadeau d'un de nos principaux mécènes d'Estuaire 2007 : quatre cents tonnes dans le fleuve depuis le dimanche des Rameaux.
Total a dû penser qu'une société pouvait avoir aussi autant d'idées intelligentes que beaucoup des "ârtistes" qu'elle avait soutenus avec l'accord de nos édiles. Elle pense seulement avec quelques mois de retard sur les événements subventionnés.
Alors, messieurs les maires, réélus récemment, de Nantes et de Saint-Nazaire, qu'en pensez-vous pour Estuaire 2009 ?
Par exemple, un bon, beau, grand pétrolier échoué sur le plateau de la Lambarde ? Ou mieux entre le Grand Charpentier et la pointe de Chemoulin ? Avec la mise en scène du sieur Courcoult qui sait tout de l'art de mal faire couler de fausses maisons ou de l'autre, plus comique encore, Florentijn Hofman, qui gonfle un canard géant à l'en faire crever et que nous ne verrons donc jamais flotter.
Un beau pétrolier éventré et plein de tuyaux de raffinerie crevés : ça nous ferait de beaux noirs à la Soulages sur les rocs, les sables et les roselières des marais.
17:03 Publié dans les civiques, les marines | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : pollution, mer
Commentaires
Écrit par : Caroline | lundi, 24 mars 2008
«...Je persiste à penser qu'à cause de l'Érika, nous aurions dû refuser cet argent-là pour Estuaire 2007. Par principe. Pour que tout ne soit pas brouillé. parce qu'on a pas besoin des "bonnes œuvres" de TOTAL, mais d'entreprises respectueuses des hommes, de la planète, de leur parole. »
Elle est devenue, ces jours-ci, vice-présidente au conseil général, chargée de l'environnement et je la sais sans concession. Mais quel poids face aux appareils politiques et autres officines culturelles nantaises ?
Écrit par : grapheus tis | lundi, 24 mars 2008
Belle et douce marée
J’aime ton élégance,
Quand se dirigent tes flots
Vers ce calme rivage,
Pour tendrement chatouiller
Ses bords de ton écume
Libérant tous ces parfums !
Marée, triste, polluée
Par nos, incompétences,
Transportant, parmi tes flots
Notre propre, carnage,
Si triste humanité
Dont la vie se résume
A ignorer, son destin !
Henry CANAAN
Écrit par : philippe trouillard | lundi, 24 mars 2008
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