lundi, 29 octobre 2007
un mot de billet ?
Noémie et Célia sont là. Alors guère le temps depuis samedi, de rédiger le moindre mot de billet. Faudrait-il que "l'outil" ne soit point squatté ! 
Longtemps, j'ai cru que le "mot de billet" était une incorrection d'origine populaire, un pléonasme, quoi ! pour les puristes. En ai-je fait des mots de billet à l'intention de mon instituteur, des faux pour couvrir mes escapades d'école buissonnière ?
Voilà que lors d'une insomnie, lisant par hasard Le Misanthrope — ce Molière-là est mon préféré* — à l'acte III, scène VI, Célimène dit à Alceste :
Alceste, il faut que j'aille écrire un mot de lettre...
Molière, si ce n'est son nègre... de Corneille — lire sur Litor des controverses acharnées sur le sujet que relance avec pugnacité un certain J.M. Vilprey — me dédouane de mon sentiment honteux d'user de cette expression que je pensais jugée fautive par de fins lettrés. Mais l'est-elle ?
Hier, fêté les quarante ans d'Er qui, pour moi, évoquent une tournée très matinale dans les rues d'Alger à la recherche d'une pharmacie de garde pour apaiser des contractions qui annonçaient bel et bien l'arrivée du premier héritier...pour le soir même !
Crevettes sautées à l'algéroise, de celles que l'on peut encore, je l'espère, déguster dans les gargottes de l'Amirauté et couscous tout autant algérois, mes seules références culinaires magrébines bien maîtrisées !
Arrosés de Sidi-Brahim tunisien (?), à défaut de Mascara algérien, de plus en plus introuvable.
* Le Misanthrope, qui comblait les moments sombres de l'adolescence avec ces deux vers extraordinaires d'orgueil et dédain :
Et chercher sur la terre un endroit écarté,
Où d'être homme d'honneur on ait la liberté.
17:50 Publié dans les diverses | Lien permanent | Commentaires (3)


