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samedi, 31 mars 2007

voilà pourquoi le blogue n'est point trop "causant"

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Plus de soixante-dix lieux-dits à recenser ! Il y en aurait eu plus de cent, dit "Zinet". À localiser dans ce monde mouvant d'eaux, de rades, de bouquets, de levis flottants qui couvre trois mille hectares, l'été, et se gonfle à six mille après les pluies de l'hiver.

Les entendre dans le parler des Passis, identifier les diphtongues de ce dialecte mi-poitevin, mi-gallo. Tenter de transcrire en français.
Quand s'ajoute un idiolecte qui est propre à leur métier de pêcheurs : baillaïe, doue, groïn, levis, parièles, mières, pavoï...
Et l'éditeur nous somme de ne plus déraper : les documents à remettre à la fin de la semaine prochaine. Pour fêter la Coopérative centenaire en août.

J'appliquerais bien à mes copains de Passay ce que Char écrivait de ses compagnons des maquis de Provence :

Un officier, venu d'Afrique du Nord, s'étonne que mes « bougres de maquisards », comme il les appelle, s'expriment dans une langue dont le sens lui échappe, son oreille étant rebelle « au parler des images ». Je lui fais remarquer que l'argot n'est que pittoresque alors que la langue qui est ici en usage est due à l'émerveillement communiqué par les êtres et les choses dans l'intimité desquels nous vivons continuellement.

Feuillets d'Hypnos, 61.