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jeudi, 25 janvier 2007

Chronique Portuaire de Nantes XXXVIII


Du Commencement du XVIIIe Siècle à la Révolution



1704. — CAMPAGNE DE JEAN VIÉ EN 1704.

Au début de 1704, le marin nantais Jean Vié, commandant la corvette de Saint-Malo le Beaulieu, de 500 tx,, 8 can., 6 pier. et 50 h., enlevait la frégate anglaise le LOUP, de 14 can. et 75 h., puis deux autres Anglais montés chacun par 100 h. ; et enfin amarinait, le 15 juillet, le THOMAS-ET-SUZANNE, de Yarmouth (1).

Avant de commander en Course, Jean Vie avait assisté au combat de la Hougue ; puis avait voyagé pour la Compagnie des Indes en Perse, à la Côte de Coromandel, en Chine, aux Philippines, et dans la mer du Sud, en qualité de pilote. Dans ses différentes campagnes de Course, il amarina plus de quatre-vingts prises (2).


IMPORTANCE DU PORT DE NANTES AU DÉBUT DU XVIIIe SIÈCLE.

À la fin du XVIIe siècle et au commencement du XVIIIe, le port de Nantes était le premier de la France, et l'un des plus importants du monde.
Un état de 1704 constatait son écrasante supériorité sur ses rivaux, en ce qui concerne du moins le nombre de ses vaisseaux. Nous y voyons, en effet, que :

Nantes possédait .... 1.332 navires.
Brest » ..... 936
Bordeaux » ..... 644
Le Havre » ..... 570
Marennes » ..... 483
Toulon » ..... 472
Marseille » ..... 463 (3).


1705. — CAMPAGNES DE JACQUES CASSARD EN 1705.

Jacques Cassard avait été appelé, en juillet 1705, au commandement de la frégate du Roi le Saint-Guillaume, de Saint-Malo, équipée par un Nantais, J. Moreau. C'était une petite corvette armée de trois canons de 3 livres, quatre de 2, et quatre de 1 et montée par 78 h. d'équipage. Sur ce navire, nantais par son armateur et surtout son capitaine, Cassard amarinait, le 22 août, l'Anglais l’EXPÉDITION, de Corck, qu'il lâchait pour une rançon de 1.800 livres, monnaie de France. Ce fut là, croit-on généralement, le premier fait d'armes de Cassard, et le début de la glorieuse carrière du Corsaire nantais (4).


CORSAIRES NANTAIS EN 1705

En 1705, le Duc-de-Bretagne, frégate corsaire de 350 tx., 38 can. et 265 h., de Nantes, armateur René de Montaudouin, cap. Pierre Voisin-Lavigne, enlevait l’ÉLIZABETH de Corck, la JUNON et le SALABERY.

Le Patriarche, corsaire nantais de 220 tx. et 24 can. armateur et capitaine Descazeaux, second René Darquisade, s'emparait, la même année, de la BÉGUINE, de Boston (5).

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(1) S, DE LA NICOLLIÈRE-TEIJEIRO, La Course et les Corsaires de Nantes, p. 91.
(2) GUIMAR, Annales Nantaises, p. 679.
(3) GABORY, La Marine et le Commerce de Nantes au XVIIe siècle et au commencement du XVIIIe siècle, p. 75.
(4) S. DE LA NICOLLIÈRE-TEIJEIRO, Jacques Cassard, pp. 13-14.
(5) A. PÉJU, La Course à Nantes aux XVIIe et XVIIIe siècles, p. 169.
S. DE LA NICOLLIÈRE-TEIJEIRO, La Course et les Corsaires de Nantes, p. 67.

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