mardi, 09 janvier 2007
virée de Gascogne
Retour de Gascogne, jusqu'aux frontières de son extrême sud-est chez l'ami du Lycosthenes.
Quelque lassitude et une contrariété : une belle poutre de chêne qui, après sablage, avait retrouvé son doux bois blond, se retrouve peinturlurée d'une laide lasure qui la transforme en traverse de chemin de fer...
Lassitude donc de ce chantier qui s'étire depuis quatre mois. Le tout donne des notes rares.
Allez donc lire l'aventure énigmatique du Lycosthenes : Étienne est mon ami d'adolescence. Il défendait Voltaire, je plaidais pour Rousseau. Nous échangions "en douce" de vieux bouquins d'anthologie sur les poètes symbolistes.
Comme les Apophtegmes du Lycosthenes, à la page de titre marquée "LP" liber prohibitis.
Si vous ne craignez point l'aridité érudite, entrez dans les méandres du "scripteur". Étienne y déplie l'horizon d'un sacré lecteur. Et certains vieux montaigniens aux fesses "engourdies" ne savent pas trop sur quels "trhônes"* poser leur cul.
Achevez, pour apaiser vos yeux, par le blogue d'Al qui ouvre l'espace de la peintresse dont les photos allègent parfois les notes de ce blogue-ci.
* à lire dans le Trésor de la langue française... et dyslexie montaignienne avérée.
Post-scriptum :`
Sur l'invention des Apophtegmes du Lycosthenes annotés, un article de trois pages, signé J.B. Harang dans le LibéLivres du... 15 juin 1989 et une communication d'Étienne, dans le numéro de la revue EUROPE, consacré à Montaigne en ...1990, lisible sur le site du Lycosthenes.
Passionnés de Montaigne aux archives !
20:45 Publié dans les autres... arts, Les blogues, les lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nq
Chronique portuaire de Nantes XXXVI
Au XVIIe Siècle (fin)
1696.— DUGUAY-TROUIN À NANTES.
En 1696, Duguay-Trouin, le fameux Corsaire malouin, vint relâcher à Nantes, avec la frégate la Coëtquen, et deux prises dont il s'était emparé dans les circonstances suivantes :
« J'avais, — dit-il dans ses mémoires, — croisé plus de deux mois, et je n'avais plus que pour quinze jours de provisions et de vivres...
... Quand je me vis pressé, j'assemblai tous mes gens et les ayant bien harangués, je les engageai, moitié par douceur, moitié par autorité, à consentir qu'on diminuât un peu leur ration, les assurant que, si nous faisions capture, je leur accorderais le pillage et les récompenserais amplement ; je ne disconviendrai pas que ce parti était un peu extravagant, et je ne comprends pas moi-même ce qui me portait à leur parler de la sorte et si affirmativement, mais j'étais poussé en cela par une voix inconnue à laquelle il m'était impossible de résister. Quoi qu'il en soit, le hasard voulut qu'au bout de ces huit jours je visse en songe deux gros vaisseaux venant à toutes voiles sur nous. Cette vision mit tous mes sens en agitation et me réveilla en sursaut. L'aube du jour commençait à paraître ; je me levai, et sortant en même temps sur le gaillard, je portai ma vue autour de l'horizon ; le premier objet qui la frappa fut deux vaisseaux réels, dans la même situation, et avec les mêmes voiles que j’avais cru les voir en dormant... Je m'en rendis maître après une résistance très vive... Je menai ces deux prises à Nantes où je fis caréner mon vaisseau » (1).
1697. — MATHURIN JOUBERT " MARCHAND À LA FOSSE".
Mathurin Joubert, Marchand à la Fosse, et capitaine de l'un de ses navires s'illustra pendant la campagne de 1688 à 1697 par son courage et les nombreuses prises qu'il amarina. En récompense de ses services, Louis XIV lui accorda une épée d'honneur qui lui fut solennellement remise en 1697, par le Duc de Chaumes, Gouverneur de Bretagne.
Mathurin Joubert fut Échevin de Nantes de 1711 à 1714 (2).
___________________________________________________________________________________
(1) EUGÈNE SUE, Histoire de la Marine Française, t. IV, pp. 242-3.
(2) S. DE LA NICOLLIÈRE-TEIJEIRO, La Course et les Corsaires de Nantes, pp. 42-3.
RAPPEL
Ces chroniques sont tirées de
Marins et Corsaires Nantais
par Paul Legrand
Héron - J. Mesnier & C° - Éditeurs
7, Rue de Strasbourg - Nantes - 1908
16:22 Publié dans Les chroniques portuaires | Lien permanent | Commentaires (0)


