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lundi, 23 avril 2007

dépité

Ouais ! Je suis allé voter ; un bulletin, glissé dans ce qui est encore une urne, pour éviter ne fut-ce que l'ombre du vieillard éructant et raciste.
Mais ce n'est point conviction que de voter "contre".
Cette aberration démocratique qu'est une élection présidentielle me laissait-t-elle une alternative ?
86% de votants : une fête démocratique ? Je veux bien.

Je crains qu'il ne s'agisse d'une régression à ces "sociétés hétéronomes" dont parlait Castoriadis (note du 28 mars) qui imputent la création et le fonctionnement de leur institution à une source extra-sociale, extérieure en tout cas à l'activité effective de la collectivité effectivement existante : les ancêtres, les héros, les dieux.
En l'occurence, ces ancêtres, héros et dieux revêtent désormais les oripeaux d'un appareil médiatique incapable de la moindre régulation et qui s'autosatisfait, à coup de sondages et de commentaires "experts", de fausse démocratie.
Les deux marionnettes qui vont s'agiter pendant les deux semaines à venir — j'ai voté pour l'une d'elles — sont trop heureuses de surfer sur la vague qui les portent au pouvoir désiré pour lever la moindre ambiguité au sujet de cette régression. En sont-elles, elles-mêmes conscientes ?

Mânes de Mendès, ou êtes-vous ?

Le 6 mai, je serai en mer !